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Lieu d'habitat pour l'homme depuis la plus haute antiquité (3 à 5 millénaires avant J.), L'Isula Rossa fut un millier d'années avant notre ère une petite ville prospère et dépendante de la ville de Tyr en Phénicie qui la baptisa Agilla.
Ruinée par la flotte phocéenne de Calaris (Galeria), Agilla devint comptoir romain sous le nom de Rubico Rocega jusqu'au quatrième siècle de notre ère.
Vers 1759, Pascal Paoli qui venait souvent en Balagne, décida d'équiper la Corse d'un port au nord-ouest de l'île pour essayer de couper le trafic maritime entre Gênes et Calvi.
Entourant une baie limitée au nord-ouest par les îlots de porphyre rouge qui lui ont valu son nom, au sud par une plage de sable blanc immaculé, l'Isula Rossa se présente au touriste dans toute sa beauté, s'étalant, vers l'ouest, de la mer à la colline du Sémaphore et le col de Fogata.
Construite par Pascal Paoli, dotée par ses édiles après 1815, d'un blason orné du lys royal de France, dirigée durant plus d'un demi-siècle par des élus Bonapartistes : l'Isula Rossa est une ville à part dans l'histoire de la Corse. Ses contradictions en font un lieu attachant et plein d'imprévu pour les touristes qui viennent chaque année s'asseoir sous les platanes centenaires de sa belle place centrale.